LE MARCHE DE L’IMMOBILIER POST-COVID A BRAZZAVILLE

Le monde est en pleine ébullition et la fragmentation est de mise dans de nombreux secteurs économiques. Notre pays, le CONGO, n’échappe pas à la règle. Nos villes et nos quartiers subissent de plein fouet cette fragmentation et le marché de l’immobilier n’y échappe pas.

LA LOCATION : BRAZZAVILLE ACCUEIL BEAUCOUP MOINS DE PERSONNE

2020 restera dans les mémoires de l’histoire à tout jamais. Les déplacements internationaux sont gravement affectés par cette période marquée sur le repli de soi-même. Or le marché de l’immobilier de la ville de Brazzaville est très dépendant de ses visiteurs et autres résidents étrangers venants en séjour de vacances ou en séjour de travail dans notre pays.

De plus, dans les quartiers « centre-ville et alentours », les mutations sont rares voire quasi inexistantes. L’offre des biens dans ces quartiers ne cesse de s’accroître et cela provoque une baisse considérable des prix à la location. Une villa de bonne tenue située dans le quartier du Plateau des 15 ans loué en 2016 à 3 millions de francs Cfa est proposée aujourd’hui à 1million de francs Cfa. Cet exemple illustre parfaitement une situation d’éclatement de la bulle immobilière de ces quartiers.

Les locations de courtes durées subissent également le même sort que les nombreux hôtels de la ville de Brazzaville. Une situation catastrophique qui accentue le désarroi des propriétaires et des salariés déjà frappés par une crise économique depuis quelques années.

LES VENTES: HAUSSES CIBLÉES ET BAISSES DISPERSÉES

Pour les ventes, la situation est difficile à analyser dans sa globalité.

Nous constatons des baisses dispersées selon la situation des produits et parfois des hausses dans certains quartiers populaires à forte densité comme Ouenze, Moungali et Poto-Poto.

Le foncier libre à la vente est une denrée rare au cœur de la ville de Brazzaville. Les ventes sont souvent le fruit de décisions familiales suite à des successions ou des propriétaires à bout de souffle en manque de liquidité.

La situation est différente dans les quartiers en sortie de la ville comme Kintelé, Ngamakosso, Nganga Lingolo, Kombé… Le nombre de terrain vide en vente explose et les prix ont tendance à s’effriter et à baisser de manière drastique.

Pour les acheteurs ou investisseurs, l’heure est propice à l’achat.

A QUOI S’ATTENDRE DANS LES ANNÉES A VENIR ?

  • les prix à la location comme à la vente vont continuer à suivre la courbe de la situation économique du pays et de la situation sanitaire mondiale.

  • Une réglementation, des normes et mesures nouvelles pour lutter contre l’habitat indigne ?

  • La sécurité et la propriété de nos quartiers ?

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